Christodoulos spared no efforts to combat what he perceived to be Greek Orthodoxy’s foes. Secularism, Roman Catholicism, the Turks, the Americans, the Jews, the leftwing intelligentsia, even non-Greek Orthodox – all at times came under the lash of his emotional oratory.

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Archbishop Christodoulos

Archbishop ChristodoulosArchbishop Christodoulos obituary – Times Online, January 29, 2008

Popular Greek Orthodox priest who used the media to energise his Church and relished attacking its secular enemies

Christodoulos presided over one of the more tumultuous decades of the Orthodox Church of Greece. Elected at 59, he was the youngest archbishop to lead the church. Often outspoken and always at ease with television and the internet, he did much to reinvigorate that unwieldy and somewhat conservative institution.

One of his much publicised achievements was to ease relations between the Orthodox and Roman Catholic churches, in the process eliciting from Pope John Paul II an apology for presumed sins committed by Rome against the Greeks in the crusades.

A formidable priest, Christodoulos spared no efforts to combat what he perceived to be Greek Orthodoxy’s foes. Secularism, Roman Catholicism, the Turks, the Americans, the Jews, the leftwing intelligentsia, even non-Greek Orthodox – all at times came under the lash of his emotional oratory. Once elected to lead the Greek church, in 1998, he tried to use his power to revive the old tradition of ethnarch, or spiritual-cum-political leader, a model which had administered the Christian populations of the Balkans under the Ottoman Empire, and whose most effective recent exemplar had been Archbishop Makarios III of Cyprus.

La future cathédrale «du salut de la nation» est le dernier avatar du retour en force d’une Église orthodoxe qui n’hésite pas à s’ingérer dans la vie publique en affichant des convictions nationalistes exacerbées

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Le patriarche de l’Église orthodoxe roumaine, Daniel. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Les projets pharaoniques de l’Église orthodoxe à Bucarest, Le Figaro, February 1, 2008

Le projet de construction d’une gigantesque cathédrale, financée pour moitié par l’État, suscite la polémique.

C’est un projet pharaonique, digne de la mégalomanie de Nicolae Ceausescu. Une cathédrale susceptible d’accueillir 6 000 fidèles, complétée par une bibliothèque, un hôtel pour les pèlerins et la résidence du chef de l’Église orthodoxe roumaine. Budget présumé : environ un milliard d’euros.

Lancé à la fin des années 1990, ce «nouveau Vatican» a soulevé une polémique qui n’a cessé de s’amplifier. Non parce qu’il transgresse les règles intimistes de l’architecture orthodoxe, mais parce qu’il devrait être financé en grande partie par l’État roumain qui a déjà offert le terrain : onze hectares au cœur de Bucarest, juste derrière le palais cyclopéen de Ceausescu, devenu aujourd’hui le siège du Parlement.

Soutenu par une partie de l’intelligentsia, Remus Cernea, le jeune président de l’Association pour la liberté de conscience, multiplie les démarches juridiques pour bloquer la réalisation de ce vaste complexe en dénonçant une «collusion inacceptable entre la classe politique et l’Église». Traité tantôt de «satanique» tantôt de «communiste», Cernea commente laconiquement qu’il doute «vivre dans un pays membre de l’Union européenne».

La future cathédrale «du salut de la nation» est le dernier avatar du retour en force d’une Église orthodoxe qui n’hésite pas à s’ingérer dans la vie publique en affichant des convictions nationalistes exacerbées. Dix-neuf ans après la chute du communisme, les icônes ont pris massivement la place des portraits de l’ex-Conducator dans les écoles. Diverses pressions administratives y ont rendu l’éducation religieuse implicitement obligatoire.